Les tests-matches d’automne des Six Nations c’est chaque année le dilemme du prestige de la compétition face à des contraintes météorologiques, mais cette année les joueurs transformés en petits hommes verts ont enflammé les réseaux.
Lors du match entre la France et l’Afrique du Sud (17-32) au Stade de France, un détail a fait sourire les spectateurs : les Springboks sont ressortis du terrain couverts de vert, comme s’ils avaient troqué leur maillot contre celui de l’équipe d’Irlande. L’explication, pourtant, est bien plus terre à terre. En cause : la météo capricieuse, un créneau de préparation très serré et les contraintes logistiques liées à la cohabitation de nombreux acteurs avant le match.
Les opérations de mise en peinture du terrain ont été confiées aux deux acteurs européens de la peinture sur gazon : Trace Sports, entreprise basque sous contrat pour la réalisation de logos pour le compte de la FFR, et Amayse, société anglaise sous contrat avec les Six Nations. Si leur entente est excellente, les techniques et les peintures utilisées sont différentes : nous travaillons uniquement au pinceau, tandis que nos amis britanniques utilisent en plus une technique de pulvérisation airless, plus rapide mais aussi plus généreuse en peinture. Or, ce samedi matin, la pluie s’est invitée au programme et la pelouse encore humide a été peinte quelques heures seulement avant le coup d’envoi.
Résultat : une herbe gorgée de peinture qui n’a pas eu le temps de sécher, transformant chaque plaquage en bain de couleur. Les maillots blancs des Sud-Africains ont particulièrement absorbé le vert du logo central, donnant lieu à un curieux effet « camouflage ». Une situation cocasse qui aura fait beaucoup de bruit et qui restera comme l’une des anecdotes les plus insolites de cette rencontre.





















